L’Autorité de Sûreté Nucléaire

Des crises à la prévention des risques
« L’improbable n’est pas impossible »
Le lancement de la thématique « gestion de crise, prévention des risques » de la promotion FNEP 2012 a bénéficié le 14 juin dernier d’une conférence exceptionnelle de Monsieur André-Claude LACOSTE, Président de l’Autorité de Sûreté Nucléaire, à l’initiative de Monsieur François GERIN, Président des Amis de la FNEP.
Etaient présents Monsieur le Préfet Michel SAPPIN, mentor de la Mission 2012, Monsieur Hubert de MESNIL, Président de la FNEP, les membres du bureau des Amis de la FNEP, et bien entendu les missionnaires actuels, ainsi que quelques anciens.
La présentation fut passionnante sur le fond, brillante dans la forme, caractérisée par un réel franc parler, et suivie d’une discussion ouverte et très riche.
• Les missions de l’ASN
Monsieur LACOSTE a présenté dans un premier temps les missions de l’ASN : contrôle de la sûreté nucléaire et de la radioprotection de 150 installations nucléaires de base et du nucléaire de proximité (radiologues, dentistes…), mais également information et sensibilisation du public sur les problématiques de sûreté nucléaire.
Les métiers de l’ASN sont multiples : réglementation, autorisation, contrôle (2000 inspections par an organisées par l’ASN : inspections inopinées, réactives et décennales), information et participation à la gestion des crises.
L’intervenant a insisté également sur le rôle international de l’ASN, dont la renommée au-delà de nos frontières a été encore renforcée depuis la crise de Fukushima, et sur ses valeurs : compétence et rigueur, indépendance et transparence, présentant l’Autorité comme « un morceau d’Etat qui ne rapporte pas au Gouvernement ».
• Conséquences de l’accident de Fukushima
André-Claude LACOSTE a souligné qu’« il y aura un avant et un après Fukushima, de même qu’il y a eu un avant et un après Tchernobyl ». Fukushima est un accident majeur, bien que les rejets radioactifs soient cinq à dix fois inférieurs à l’accident de Tchernobyl.
Ce qui s’est passé à Fukushima confirme que, malgré les précautions prises, un accident est toujours possible, y compris en France : « l’improbable n’est pas impossible »

Du côté français, l’ASN considère qu’il n’y a pas matière à fermer des installations dans l’immédiat mais que la poursuite des exploitations nécessite une augmentation de la sûreté.
• La gestion des crises nucléaires
Monsieur LACOSTE a rappelé qu’il n’existe pas en France de système spécifique de gestion de crise technique. Notre pays n’a pas connu de crise grave ayant entrainé la nécessité d’évacuer des populations. La gestion de crise en France, se limite donc, aujourd’hui, à des exercices.

• Questions et réponses
• Collaboration entre les acteurs publics et privés
Monsieur LACOSTE a souligné qu’un bon degré de confiance entre les autorités, les exploitants et le public est essentiel. Toutefois, le rôle de l’ASN en ce domaine consiste à promouvoir la confiance entre l’ASN et le public, d’une part, et entre l’ASN et l’opérateur, d’autre part. Le développement de relations de confiance entre l’opérateur et le public n’est pas de son ressort.
• Les directives données par une maison-mère à l’exploitant local d’une installation nucléaire peuvent-elles être un frein à la résolution de la crise ou une gêne dans la qualité de la relation entre l’exploitant et le préfet local ?
Monsieur LACOSTE a souligné que c’est à l’exploitant de prendre les décisions en matière de sûreté, la mission de l’ASN étant une mission de contrôle. Il s’agit d’une règle de base de l’AIEA, inscrite dans la loi française.
• Quelles sont les modes d’information des populations riveraines des centrales – comment sont-elles impliquées ?
Même s’ils ne correspondent pas totalement à la crise qui se produira, les exercices sont le seul moyen de progresser, et l’ASN s’attache à les rendre le plus proches possible de la réalité.
• Quelles devraient être les indemnisations suite à des crises nucléaires, notamment lorsque des zones importantes sont sanctuarisées pendant plusieurs années voire dizaines d’années ?
L’IRSN a évalué l’indemnisation qui pourrait être due en cas d’accident moyen à 70 milliards d’Euros. Pour Fukushima, l’évaluation se situe entre 500 et 1200 milliards d’Euros.
– Collaboration européenne et internationale
L’ASN a publié des prises de position sur le fait qu’elle ne souhaite pas de nucléaire « low cost ». Publier des positions est le seul moyen dont dispose l’ASN pour faire connaître son avis sur ce sujet. Elle n’a pas de moyen juridique d’intervenir directement à l’étranger.
Monsieur LACOSTE a souligné que c’est en privilégiant une approche « bottom-up » que l’on fera évoluer les mentalités. Les Autorités de sûreté et de radioprotection privilégient les clubs informels, permettant des échanges puis des prises de positions et des propositions aux institutions qui peuvent les adopter.
• Comment gérer des crises longues ?
Monsieur LACOSTE a souligné la nécessité de viser la diminution de la fréquence des accidents et la mitigation de leurs conséquences (diminution de la gravité des conséquences).
• Comment les personnels « tiennent-ils le coup » dans la durée (notamment pendant la crise de Fukushima où des équipes se relayaient 24h/24 – 7j/7 pendant plusieurs semaines) ?
Monsieur LACOSTE a souligné que les conditions essentielles pour qu’une équipe puisse tenir sur la durée sont :
– l’entraînement de tout le personnel ;
– la croyance des équipes à l’utilité de ce qu’elles font (un esprit collectif et l’adhésion de tout le personnel) ;
Pour lui la gestion de la communication en France sur la crise de Fukushima a été la démonstration de la valeur de ce que l’ASN dit et fait depuis plusieurs années.

• Conclusion
Monsieur Hubert de MESNIL, Président de la FNEP, a abordé la question des rapports de l’ASN avec le monde politique, et suggéré qu’il conviendrait peut-être de s’interroger sur la façon dont on pourrait « prévenir le monde politique de lui-même ».
Monsieur André-Claude LACOSTE a souligné, pour conclure, que l’indépendance de l’ASN est en toute hypothèse conditionnée par sa bonne entente avec l’E

Publication du rapport de la mission 2011

« Je sens, tu ressens, nous sommes…Remettre l’humain et ses émotions au cœur des entreprises et des administrations »

Aujourd’hui,  en  France,  l’humain  et  ses  émotions  sont  trop  souvent  mis  à  l’écart  des  entreprises  et  des administrations.   Cela   crée   de   l’insatisfaction,   de   l’angoisse,   du   stress   et   entraîne   parfois   d’autres conséquences plus dramatiques.
Remettre les êtres humains et leurs émotions au cœur des entreprises et des administrations, c’est donc ce que les huit auteurs de cet ouvrage proposent pour chacun, pour les collectifs de travail, pour les méthodes de management… en un mot, pour les organisations.
Il  faut  ouvrir  les  yeux  sur  d’autres  manières  de  voir  les  hommes  et  les  femmes  dans  le  monde  du  travail, mettre en pratique de nouvelles idées simples venues des quatre coins du monde. De nombreux entretiens ont été menés au Canada, au Danemark, en Italie, en Inde et en République Tchèque.
Au-delà des concepts de bien-être et de qualité de vie au travail, le lecteur pourra découvrir un autre chemin d’humanité  et  de  sens  retrouvé.  Un  chemin  construit  autour  de  valeurs  comme  la  sagesse,  la  liberté,  la bienveillance,  le  dialogue,  l’authenticité,  l’accomplissement.  Un  chemin  ponctué  d’exemples  concrets d’entreprises et d’administrations innovantes et de leaders passionnés.

Un chemin que le lecteur suivra avec plaisir et ne quittera plus…

Préface de Jérôme Nanty, Directeur des Ressources humaines du groupe Caisse des dépôts, Mentor de la mission 2011.
Les huit coauteurs de cet ouvrage sont issus d’entreprises, administrations ou grandes écoles membres de la Fondation Nationale Entreprise et Performance :
Dahlia Ridard (Air France), Mathilde Svagelski (SNCF), Roula Sylla (ENA), Hugues Biseuil (RFF), Frédéric
Bonnin (RTE), Thierry Bouchaud (Siemens), Christian Forterre (INET), Pierre Hilbrandt (Groupe Caisse des
Dépôts).
Je sens, tu ressens, nous sommes…Remettre l’humain au cœur des entreprises et des administrations
Fondation nationale Entreprise et Performance/La Documentation française
144 pages, 15 euros
En savoir plus sur la Fnep : http://www.fnep.org

Source : communiqué de presse de la FNEP – http://www.fnep.org

Une nouvelle parution du CERI : Catastrophes naturelles et reconstructions locales en Amérique latine

Sous la direction de Sandrine Revet

Tsunami 2004, Katrina 2005, Haïti 2010, Fukushima 2011. .. Ces récentes méga-catastrophes fortement médiatisées mettent en lumière de façon récurrente des enjeux politiques et internationaux féroces : assistance humanitaire massive mais inefficace, défaillances nationales, intérêts politiques et économiques de la reconstruction. Pourtant, au-delà d’un traitement médiatique à court terme, essentiellement ancré dans l’événement, et axé sur les différentes dimensions du bilan –nombre de morts, maisons et infrastructures détruites, coût – les catastrophes ont la possibilité de révéler des problématiques locales trop souvent ignorées.

– Catastrophes naturelles et reconstructions locales en Amérique latine, Sandrine Revet
– La Hermandad : une urbanisation modèle au Salvador, Alicia Sliwinski
– Camps, transitional site et relogement à Port-au-Prince après le séisme du 12 janvier 2010,  Giovanna Salome
– Relocalisations et déplacements au Chiapas : quelle réduction des risques ?, Fernando Briones

http://www.ceri-sciences-po.org/cerifr/kiosque.php

Karolina Michel
michel@ceri-sciences-po.org

Les Dossiers du CERI Publication électronique trimestrielle disponible sur le site Web du CERI. Rédigé sous la responsabilité d’un chercheur du centre, chaque Dossier comporte une introduction et une série d’articles. Les numéros publiés sont archivés sur le site et restent accessibles aux internautes.

FNEP : participation du mentor de la mission 2011, ce lundi 23 janvier a un débat organise par Radio France

Avec l’objectif de promouvoir l’étude réalisée par la Mission 2011 sur le thème des Ressources émotionnelles ou comment ériger le facteur humain en élément de solidité pour les entreprises et les administrations, la FNEP a souhaité être présente lors de la journée événement organisée par RadioFrance au théâtre du Rond-Point à Paris ce lundi 23 janvier 2012, de 12H à 23H, sur le thème :  » Quel travail voulons-nous ? ».

Les diverses antennes de RadioFrance (France Inter, FranceCulture,France Info et le Mouv’)  se mobilisent autour de cet événement.

Divers débats et rencontres sont organisés. De 16H25 à 17H10, le mentor de la Mission 2011, Jérôme  Nanty, DRH de la Caisse des Dépôts, participe, nous l’en remercions, à un débat animé par un journaliste de France Bleu, Denis Faroud, sur le thème du Quel temps pour le travail ? avec comme autres intervenants, l’économiste Pierre Larrouturou et le psychologue du travail, professeur au CNAM, Yves Clot.

L’ensemble des débats ainsi que les résultats de l’enquête menée par RadioFrance sur le Travail, seront présentés sur le site de l’Espace Public de RadioFrance.

La FNEP, avec l’appui des représentants de la Mission 2011 présents, rendra compte sur son site du débat auquel aura participé Jérôme Nanty et de l’ensemble de cette journée en lien avec le site de RadioFrance.

Cette rencontre  événement doit permettre à la Fondation de valoriser la spécificité et la richesse du travail de la mission 2011 et, de façon plus générale, sa capacité  à  être une force de proposition et d’innovation au travers des études conduites chaque année.

Newsletter FNEP parution automne

La Lettre « Les Saisons de la Fondation » informe sur les travaux des missions en cours, les publications des missions finalisées, et l’ensemble des activités de la FNEP.

N’ayant pas pour vocation de relayer l’actualité en temps réel, elle offre en revanche un commentaire d’experts et de professionnels sur des événements et des situations dont la maîtrise exige une pratique collective de performance.

La parution automne peut être consultée en cliquant sur le lien:

http://emailing.itnetwork.fr/fnep/www/_html/modele/newsletter7.html